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  • As misinformation gets harder to spot, Media Literacy Week puts practical skills in Canadians’ hands

    Alors que la désinformation est de plus en plus difficile à détecter, la Semaine éducation médias offre à la population canadienne des compétences pratiques HabiloMédias Mon 26/10/2026 - 11:48 La Semaine éducation médias revient en force du 26 au 30 octobre et offrira des outils et des événements gratuits à la grandeur du pays alors que HabiloMédias célèbre ses 30 ans en décernant les tout premiers Prix de l’éducation aux médias numériques.26 octobre 2026 – Selon les récentes conclusions de Statistique Canada, 80 % des Canadiennes et des Canadiens ont déclaré avoir vu au moins une fois par mois en 2025 des nouvelles ou des informations en ligne qu’ils soupçonnaient d’être trompeuses, fausses ou inexactes. Aussi, 61 % d’entre eux ont également indiqué être très ou extrêmement préoccupés par la désinformation en ligne.Mais la population canadienne n’est pas impuissante face à un paysage de l’information de plus en plus complexe, qu’il s’agisse de titres trompeurs, d’affirmations virales, d’images générées par l’intelligence artificielle, d’enregistrements audio ou d’hypertrucages. L’étude menée par HabiloMédias en 2025 a révélé que les programmes d’éducation aux médias numériques comme FAUX que ça cesse peuvent renforcer la confiance des Canadiennes et des Canadiens dans leur capacité de vérifier les informations en ligne et réduire leur propension à partager de la désinformation.Cette étude contribue à façonner la 21e édition de la Semaine éducation médias qui se tiendra du 26 au 30 octobre 2026. Organisée par HabiloMédias, le centre canadien d’éducation aux médias numériques, cette campagne nationale permettra aux Canadiennes et aux Canadiens de tous les âges de renforcer leur esprit critique et leurs compétences en matière d’éducation aux médias numériques grâce à des ressources gratuites, à des leçons en classe, à des webinaires, à des ateliers et à divers événements organisés à la grandeur du pays.Pour célébrer la Semaine éducation médias, la tour du CN sera illuminée dans la soirée du 28 octobre, marquant ainsi de manière tangible la campagne nationale.La Semaine éducation médias de cette année marque également le 30e anniversaire de HabiloMédias et présentera la première édition des Prix de l’éducation aux médias numériques de l’organisation, lesquels récompensent les Canadiennes et les Canadiens qui font une différence dans la manière dont la population comprend les médias, interagit avec eux et crée du contenu. Cameron Bailey, président‑directeur général du Festival international du film de Toronto, recevra le Prix du champion de l’éducation aux médias numériques lors d’une cérémonie spéciale à Ottawa, aux côtés de Dean Vendramin, lauréat du Prix de l’éducateur de l’année, et de Chloé Kizito, lauréate du Prix du jeune leader.« Au cours des 30 années d’existence de HabiloMédias, la manière dont nous consultons, créons et partageons l’information a considérablement changé, a déclaré Kathryn Ann Hill, directrice générale de HabiloMédias. La désinformation générée par l’intelligence artificielle étant répandue, il est de plus en plus difficile de savoir à quoi se fier, mais l’acquisition de compétences en éducation aux médias fait réellement une différence. À l’occasion de cette Semaine éducation médias, nous voulons que la population canadienne sache que nous pouvons tous poser des gestes concrets pour prendre le temps de réfléchir, de remettre en question le contenu que nous voyons et de vérifier l’information avant de la partager. »« Dans le monde numérique d’aujourd’hui, la mésinformation et la désinformation peuvent se propager en quelques secondes, a déclaré l’honorable Marc Miller, ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles. À l’occasion de la Semaine éducation médias, et tout au long de l’année, j’encourage les Canadiennes et les Canadiens à faire preuve d’esprit critique face à ce qu’ils voient et partagent en ligne, à vérifier leurs sources et à acquérir les compétences nécessaires pour naviguer dans le monde numérique en toute confiance. »La population canadienne est invitée à participer à la Semaine éducation médias de nombreuses façons : en participant à des événements, à des webinaires et à des ateliers, en utilisant les ressources gratuites de HabiloMédias à la maison auprès de leur famille, en intégrant les leçons proposées sur le Carrefour des enseignants de la Semaine éducation médias dans les classes de la maternelle à la 12e année, ou en prenant part aux activités offertes par les bibliothèques et les organismes communautaires partout au pays.La Semaine éducation médias présente aussi la Journée de la citoyenneté numérique le mercredi 28 octobre, une journée annuelle de sensibilisation parrainée par TikTok Canada qui encourage les Canadiennes et les Canadiens à réfléchir à l’impact de leurs actions en ligne sur eux‑mêmes et les autres ainsi qu’à l’importance de participer de manière positive et responsable aux espaces numériques.HabiloMédias s’appuie sur l’impact record de la campagne de 2025, qui a rassemblé plus de 200 organisations partenaires à la grandeur du Canada. Les partenaires ont organisé 60 événements, des milliers d’enseignants ont intégré des activités d’éducation aux médias numériques dans leurs classes, et les activités de la campagne ont touché quelque 7 millions de Canadiennes et de Canadiens.Visitez la page habilomedias.ca/semaine-education-medias pour découvrir les événements organisés, les leçons pédagogiques offertes, les ressources destinées aux familles et d’autres façons de participer.HabiloMédias est le centre bilingue d’éducation aux médias numériques au Canada. Organisme de bienfaisance enregistré, HabiloMédias réalise des recherches, élabore des ressources et contribue à l’avancement de l’éducation aux médias numériques depuis 1996. Il vise à donner à la population les moyens d’interagir avec toutes les formes de médias en toute confiance et en faisant preuve d’un esprit critique. Visitez le site habilomedias.ca pour en savoir plus.La Semaine éducation médias est organisée grâce au parrainage de la Commission canadienne pour l’UNESCO et a été rendue possible en partie grâce au gouvernement du Canada. La Semaine éducation médias est parrainée par Bell, Durham Radio Inc., Google, Meta, TikTok Canada et YouTube, et est rendue possible grâce au soutien de l’Alberta Teachers' Association, de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens, de l’Association des enseignantes et des enseignants du Nouveau-Brunswick, de l’Association des enseignants de Terre-Neuve-et-Labrador, du Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse, de l’Association des enseignantes et des enseignants catholiques anglo‑ontariens et de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario.  Personne-ressourceTricia GrantDirectrice du marketing et des communicationsHabiloMédias613-224-7721, poste 231tgrant@mediasmarts.ca 

  • Building a National Digital Media Literacy Strategy in Canada

    Élaborer une stratégie nationale d’éducation aux médias numériques au Canada Penny Tue 20/10/2026 - 07:39 un cadre coordonné pour la résilience démocratique  Image Les Canadiennes et les Canadiens sont confrontés chaque jour à la désinformation, à la haine en ligne et aux contenus générés par l’IA. Pourtant, le Canada n’a aucun plan national pour aider la population à participer à la vie numérique de façon sécuritaire, confiante et démocratique. Pour réfléchir à ce que devrait contenir un tel plan, HabiloMédias et Digital Public Square ont réuni des chercheurs, des éducateurs, des décideurs et des leaders de la société civile de partout au pays dans le cadre d’une table ronde sur les approches systémiques pour améliorer l’éducation aux médias numériques au Canada. Le présent rapport résume ces échanges et les recommandations qui en découlent. Ce que nous avons entendu Les efforts sont fragmentés. Des programmes et des recherches précieux sont éparpillés entre différents secteurs, se disputent un financement à court terme et font souvent double emploi. L’accès est inégal. Les éducateurs, les intervenants communautaires et les petits organismes manquent souvent de formation et de ressources. Les communautés autochtones, francophones, nouvellement arrivées et rurales font face à des lacunes. Le Canada a besoin de coordination. Les participants ont réclamé un leadership fédéral : un organisme national de coordination, un financement durable, un carrefour bilingue de ressources validées, ainsi que l’intégration de l’éducation aux médias numériques dans les programmes scolaires de la maternelle à la 12e année et dans l’apprentissage tout au long de la vie. Ce rapport a été réalisé en partenariat avec Digital Public Square, un organisme canadien sans but lucratif qui conçoit des expériences et des outils numériques pour soutenir la participation démocratique.  Rapport complet Document Élaborer une stratégie nationale d’éducation aux médias numériques au Canada_ un cadre coordonné pour la résilience démocratique

  • MediaSmarts names TIFF CEO Cameron Bailey inaugural Champion of Digital Media Literacy

    HabiloMédias désigne Cameron Bailey, président-directeur général du Festival international du film de Toronto, comme premier lauréat du Prix du champion de l’éducation aux médias numériques Penny Fri 16/10/2026 - 08:25 Ce nouveau prix récompense le leadership de Cameron Bailey dans la promotion de l’engagement critique, de la diversité et de la représentation dans les médias canadiens. Ottawa, 15 octobre 2026 – HabiloMédias, le centre canadien d’éducation aux médias numériques, est fier d’annoncer que le tout premier Prix du champion de l’éducation aux médias numériques de HabiloMédias sera décerné à Cameron Bailey, président-directeur général du Festival international du film de Toronto. Créé à l’occasion du 30e anniversaire de HabiloMédias, ce nouveau prix récompense une personne dont le travail a inspiré la pensée critique, la créativité et un engagement constructif à l’égard des médias. Depuis plus de trois décennies, Cameron Bailey contribue à définir la manière dont le public, au Canada et dans le monde entier, vit le cinéma et interagit avec lui. Après avoir débuté sa carrière en tant que critique de cinéma avant de rejoindre le Festival international du film de Toronto comme responsable de la programmation, il a été nommé président-directeur général de l’un des festivals de cinéma les plus influents au monde et de l’une des principales institutions culturelles au Canada. « L’éducation aux médias consiste à comprendre la façon dont les médias façonnent notre perception de nous-mêmes, ainsi que notre perception des autres et du monde qui nous entoure, a déclaré Kathryn Ann Hill, directrice générale de HabiloMédias. Tout au long de sa carrière, Cameron Bailey s’est fait le défenseur de récits et de points de vue qui invitent le public à se livrer à une réflexion plus approfondie, à remettre en question les suppositions et à tisser des liens entre les cultures. Nous ne pouvions imaginer un premier lauréat plus légitime pour ce prix. » Sous la direction de Cameron Bailey, le Festival international du film de Toronto a promu le cinéma canadien et international tout en offrant une tribune à des cinéastes et à des récits diversifiés et sous‑représentés. Son travail a contribué à élargir l’éventail de perspectives visibles et audibles à l’écran et encouragé le public à s’interroger de manière réfléchie sur les questions de culture, d’identité et de représentation. Cet engagement reflète les valeurs qui sont au cœur de HabiloMédias depuis sa création en 1996. Au cours des 30 dernières années, le travail de l’organisation s’est transformé au rythme d’un paysage médiatique qui évolue rapidement, de l’éducation précoce sur la publicité aux stéréotypes médiatiques, en passant par Internet et les enjeux actuels comme les biais et l’influence des algorithmes, les hypertrucages, la haine en ligne et la désinformation. Ses contributions à la culture et aux arts canadiens ont été reconnues à l’échelle nationale et internationale. Il a été nommé membre de l’Ordre de l’Ontario en 2026 et sélectionné pour faire partie de la première cohorte du programme de bourses Michael D. Eisner Arts and Culture Fellowship de l’Aspen Institute. Il est également chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en France et récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III. Cameron Bailey recevra le Prix du champion de l’éducation aux médias numériques lors des célébrations du 30e anniversaire de HabiloMédias qui se tiendront le 28 octobre 2026 à Ottawa dans le cadre de la Semaine éducation médias. La Semaine éducation médias est un événement national qui se déroule du 26 au 30 octobre 2026 afin de promouvoir l’éducation aux médias numériques. Divers événements et activités seront offerts dans des salles de classe, des bibliothèques, des musées et des groupes communautaires partout au Canada. À propos de Cameron Bailey Cameron Bailey est président-directeur général du Festival international du film de Toronto, le plus grand festival de cinéma grand public au monde et l’une des principales marques culturelles du Canada. Né à Londres, il a grandi en Angleterre et à la Barbade avant d’immigrer au Canada. Il a débuté sa carrière en tant que critique de cinéma avant de rejoindre le Festival international du film de Toronto comme responsable de la programmation, où il a assuré la sélection de films canadiens, africains et sud-asiatiques. Il a enseigné la programmation cinématographique à l’Université de Toronto et est titulaire d’un doctorat honorifique en droit de l’Université Western. Il est membre votant de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences et de la British Academy of Film and Television Arts, ainsi que chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en France. En avril 2025, il a reçu la prestigieuse Médaille du couronnement du roi Charles III en reconnaissance de ses réalisations exceptionnelles et de ses contributions significatives au Canada. En 2026, il a été nommé membre de l’Ordre de l’Ontario. La même année, il a également été sélectionné pour faire partie de la première cohorte du programme de bourses Michael D. Eisner Arts and Culture Fellowship de l’Aspen Institute. Pendant 14 années consécutives (2012-2025), le magazine Toronto Life l’a classé parmi les 50 personnalités les plus influentes de la ville. À propos de HabiloMédias HabiloMédias est le centre d’éducation aux médias numériques au Canada. Depuis 30 ans, l’organisme de bienfaisance aide la population canadienne à développer l’esprit critique dont elle a besoin pour utiliser et comprendre les médias et interagir avec eux en toute confiance. HabiloMédias collabore avec des éducateurs, des familles, des jeunes, des chercheurs, des organismes communautaires, l’industrie et le gouvernement par le biais de recherches, de ressources pédagogiques, de programmes et d’initiatives nationales de sensibilisation. HabiloMédias est également à l’origine de la campagne emblématique de l’hippo des familles. Pour en savoir plus sur le 30e anniversaire de HabiloMédias, visitez le site habilomedias.ca/30-ans. -30- Personne-ressource Tricia Grant Directrice du marketing et des communications HabiloMédias tgrant@mediasmarts.ca 613-224-7721, poste 231 

  • Shields Up for Cyber Safety

    À vos boucliers pour la cybersécurité Plan de leçon Categories Vie privée Julia Wed 07/10/2026 - 07:33 Années scolaires : 7e à 9e annéeDurée : 45 à 60 minutesAu sujet de l’auteur : Matthew Johnson, Directeur de l’éducation, HabiloMédiasCette leçon fait partie de Utiliser, comprendre et mobiliser : Un cadre de littératie média numérique pour les écoles canadiennes.AperçuDans cette leçon, les élèves découvrent le concept de défense à double bouclier en matière de cybersécurité :Le bouclier extérieur (défenses techniques périmétriques) : des protections automatiques et structurelles qui empêchent les risques d’atteindre le compte ou l’appareil d’une personne. Il comprend des outils de filtrage DNS (système de noms de domaine), comme le Bouclier canadien de CIRA, des bloqueurs de publicité, l’authentification multifacteur (AMF) et les protections contre le vol intégrées aux appareils.Le bouclier intérieur (vérification cognitive humaine) : des réflexes mentaux qui permettent de repérer, d’analyser et de neutraliser les arnaques qui ont franchi le bouclier extérieur. Il s’agit notamment de détecter les déclencheurs psychologiques (urgence, peur, autorité, secret), d’appliquer la règle « Prends cinq minutes, parles-en à deux personnes » et d’utiliser des méthodes rigoureuses de vérification hors ligne.Résultats d’apprentissageThèmes du cadre : les élèves connaîtront :Vie privée et sécurité :Les outils du bouclier extérieur : le fonctionnement du Bouclier canadien de CIRA (filtrage au niveau du DNS), de l’authentification multifacteur (AMF), des bloqueurs de publicité et de scripts intégrés au navigateur ainsi que des protections matérielles et logicielles contre le vol.Les signaux d’alarme du bouclier intérieur : les déclencheurs émotionnels qu’emploient les fraudeurs : l’urgence, la peur ou la panique, la fausse autorité ainsi que le secret ou l’isolement.Les méthodes de vérification essentielles : la règle de prudence « Prends cinq minutes, parles-en à deux personnes », la saisie directe des adresses URL et leur ajout aux favoris, l’utilisation d’un code secret familial pour déjouer les clones vocaux et le « test du signe de la main en direct » pour détecter les hypertrucages vidéo en temps réel.Concepts clés : les élèves comprendront que :Les médias numériques sont en réseau : se protéger activement en ligne est un geste d’autonomie qui empêche les développeurs sans scrupules, les courtiers en données et les personnes malveillantes de manipuler nos choix, nos finances et nos données.Les expériences des médias numériques sont façonnées par les outils que nous utilisons : les boucliers techniques sont essentiels pour bloquer le flot de menaces automatisées, mais l’esprit critique demeure la meilleure défense lorsque des menaces sophistiquées se dissimulent derrière des services réels et dignes de confiance.Les interactions sur les médias numériques peuvent avoir une réelle incidence : les fraudeurs sont organisés, agissent à grande échelle et s’appuient sur des techniques avancées de psychologie comportementale pour déjouer nos instincts. Être la cible d’une arnaque, c’est être victime d’une manipulation criminelle; en parler ouvertement et la signaler est un signe de force.Compétences fondamentales : les élèves seront capables de :Accéder : associer et combiner les réglages du bouclier extérieur et les réflexes du bouclier intérieur pour neutraliser des risques numériques complexes qui ciblent les jeunes.Utiliser : concevoir un « plan de défense à double bouclier » qui protège le périmètre de leurs appareils et de leurs comptes tout en renforçant leurs réflexes de vérification.Comprendre : décortiquer des communications numériques pour repérer le moment précis où le bouclier extérieur a été contourné et celui où le bouclier intérieur doit prendre le relais.Vous pouvez imprimer l’activité et les documents d’accompagnement réunis dans un fichier PDF.Commandité par    Avis de non-responsabilité : CIRA apporte son soutien financier à HabiloMédias. Cette ressource a été élaborée conjointement par CIRA et HabiloMédias. HabiloMédias ne recommande aucune entité commerciale, produit ou service.   Fichier PDF Document À vos boucliers pour la cybersécurité

  • Generative AI in Education

    L’IA générative en éducation Julia Tue 15/09/2026 - 13:45 L’atelier de perfectionnement professionnel L’IA générative en éducation aide les enseignants à utiliser l’intelligence artificielle en classe de façon efficace et responsable et à préparer les jeunes à en comprendre les complexités et les répercussions. Il aborde des questions essentielles : ce qu’est l’IA générative et comment elle fonctionne, pourquoi l’utiliser ou non en éducation et à quoi pourrait ressembler une utilisation efficace, éthique et centrée sur les élèves.Les spécialistes en éducation aux médias numériques d’HabiloMédias peuvent animer des ateliers virtuels partout au Canada et des ateliers en personne dans certaines localités de l’Ontario et de la Colombie-Britannique. Pour connaître les tarifs et la marche à suivre pour réserver l’animation d’un atelier, veuillez écrire à info@habilomedias.ca. Commandité par    Avis de non-responsabilité : Bell apporte son soutien financier à HabiloMédias. Cet atelier a été élaboré conjointement par Bell et HabiloMédias. HabiloMédias ne recommande aucune entité commerciale, produit ou service. Cet atelier n'a pas pour objectif de promouvoir Bell.

  • CyberSafe Seniors: Preventing AI Fraud and Scams

    Aînés cyberprudents : prévenir la fraude et les arnaques liées à l’IA Julia Mon 14/09/2026 - 08:16 Aînés cyberprudents aborde la menace croissante que représentent les fraudes et les arnaques en ligne facilitées par l’IA et ciblant les aînés au Canada. À mesure que les outils d'IA deviennent plus accessibles, les fraudeurs recourent à des tactiques comme le clonage vocal, les vidéos hypertruquées et d'autres techniques très convaincantes pour se faire passer pour des proches et inventer de fausses urgences financières. Les aînés sont particulièrement susceptibles d’être la cible de ces arnaques, perdant souvent des sommes importantes, en plus d'éprouver de la honte, de l'anxiété et un sentiment d'isolement social.Les spécialistes en éducation aux médias numériques d’HabiloMédias peuvent animer des ateliers virtuels partout au Canada et des ateliers en personne dans certaines localités de l’Ontario et de la Colombie-Britannique. Pour connaître les tarifs et la marche à suivre pour réserver l’animation d’un atelier, veuillez écrire à info@habilomedias.ca. Commandité par    Avis de non-responsabilité : Cet atelier a été élaboré avec le soutien financier de Meta. HabiloMédias ne recommande aucune entité commerciale, produit ou service. Cet atelier n'a pas pour objectif de promouvoir Meta.

  • How Can Media Use Affect Wellbeing?

    Comment l’utilisation des médias peut-elle influer sur le bien-être? Utilisation excessive d’Internet Penny Mon 17/08/2026 - 11:30 « Nous définissons le bien-être numérique des jeunes comme un état intentionnel de santé physique, mentale et sociale atteint grâce à une interaction réfléchie avec les environnements numérique et naturel. » — Dr Michael Rich, Digital Wellness Lab, Boston Children’s Hospital[1]Comment l’utilisation des écrans peut-elle influer sur le bien-être mental?L’exemple de la Finlande complique toute tentative d’établir un lien simple entre l’utilisation des médias et le bien-être mental : ce pays se classe souvent au premier rang de l’Indice mondial du bonheur[2], malgré une utilisation presque généralisée des médias sociaux par les adolescents[3] et l’un des taux de littératie médiatique numérique les plus élevés au monde[4]. À l’échelle mondiale, l’accès à Internet est associé à une plus grande satisfaction à l’égard de la vie, à un sentiment plus marqué d’avoir un but dans la vie, à davantage d’expériences positives ainsi qu’à un meilleur bien-être communautaire et social[5].Des niveaux très élevés d’utilisation des médias, notamment de certaines activités comme les médias sociaux, sont associés à un moins bon bien-être mental[6],[7]. Il en va toutefois de même pour des niveaux d’utilisation très faibles, et il existe une vaste fourchette de temps d’utilisation pour laquelle aucun lien direct avec le bien-être n’est observé[8],[9],[10],[11]. Par exemple, une étude a révélé que l’utilisation des médias sociaux était associée à des taux d’anxiété plus faibles, tandis qu’une utilisation intensive ou problématique était associée à des taux plus élevés d’anxiété et de dépression. Cela laisse entendre que « certaines formes d’utilisation [des médias sociaux], comme communiquer avec des amis, écouter de la musique ou consulter du contenu positif, pourraient constituer un facteur de protection contre l’anxiété[12] ». Bien que les préadolescents et les adolescents qui possèdent un téléphone intelligent soient plus susceptibles de dire qu’ils se sentent bien dans leur peau que ceux qui n’en possèdent pas, ceux qui utilisent les médias sociaux au moins une fois par jour sont plus susceptibles d’affirmer que les médias ont un effet négatif sur leur vie quotidienne, qu’ils ne dorment pas suffisamment et qu’ils sont de mauvaise humeur lorsqu’ils ne peuvent pas consulter leur téléphone[13].La plupart des recherches montrent toutefois que le temps d’écran est moins important que la manière dont les écrans sont utilisés et que « les technologies numériques peuvent avoir des effets à la fois positifs et négatifs sur le bien-être des enfants, selon l’activité pratiquée et le temps qui lui est consacré[14] ». Les jeunes dont l’utilisation est « presque constante, les médias sociaux occupant une place centrale dans leurs liens sociaux, leur exploration identitaire et leur soutien émotionnel » sont plus susceptibles d’avoir une mauvaise santé mentale et un faible niveau de bien-être. En revanche, ceux qui « utilisent les médias sociaux pour rester en contact avec leurs amis et explorer leur identité, tout en faisant preuve d’une forte capacité d’autorégulation » présentent une meilleure santé mentale et un meilleur bien-être que les jeunes qui les utilisent moins souvent. Ces jeunes évoluent dans « des contextes émotionnels et sociaux plus favorables qui leur permettent d’utiliser les médias sociaux comme une ressource plutôt que comme un refuge, en prolongeant leurs forces existantes plutôt qu’en compensant des difficultés aiguës ou chroniques ». Cela pourrait expliquer pourquoi les interventions visant à réduire le temps d’écran global n’ont souvent aucun effet, qu’il soit positif ou négatif[15].Différentes activités à l’écran peuvent aussi avoir des effets positifs ou négatifs. Dans une étude, les grands utilisateurs de TikTok ont signalé davantage de problèmes liés à l’image corporelle, tandis que les grands utilisateurs de Snapchat étaient plus susceptibles de déclarer être fréquemment fatigués. Les utilisateurs les plus assidus d’Instagram n’ont signalé ni l’un ni l’autre de ces effets, et aucune des plateformes n’était associée à l’anxiété[16]. De même, les utilisateurs de TikTok sont les plus susceptibles de dire qu’ils passent trop de temps sur l’application et que celle-ci nuit à leur sommeil, tandis que les utilisateurs de Snapchat sont plus susceptibles d’affirmer qu’elle a une influence positive sur leurs amitiés[17]. Une autre étude a révélé que TikTok, YouTube et Instagram étaient associés à des effets négatifs sur la santé mentale, tandis que Snapchat et WhatsApp présentaient une association positive ou aucune association[18]. Les jeux vidéo et le visionnement de vidéos en continu sont également associés à un meilleur bien-être[19], alors qu’une étude menée auprès d’adolescents canadiens a révélé que les appels vocaux étaient l’activité la plus fortement associée à la dépression et à l’anxiété[20].L’exposition virtuelle à la nature[21],[22], le contenu inspirant[23] et les rencontres virtuelles avec des chiens de thérapie[24] ont aussi des effets positifs sur le bien-être mental. Cependant, comme la plupart des réseaux sociaux et des plateformes vidéo recommandent ou diffusent du contenu au moyen d’algorithmes, il est facile d’être exposé à du contenu à la fois bénéfique et préjudiciable au cours d’une même session :Les jeunes ont décrit un besoin accru de réguler leurs émotions, notamment lorsqu’ils se sentaient obligés d’intervenir pour soutenir des groupes vulnérables. Ce soutien pouvait parfois renforcer positivement leur perception d’eux-mêmes. Cependant, ces interventions exigeaient souvent d’aimer, de partager ou de commenter le contenu, des actions qui signalaient leur engagement à la plateforme et augmentaient la probabilité que des contenus semblables leur soient recommandés. Ainsi, les efforts visant à défendre ou à soutenir les autres pouvaient involontairement signaler un intérêt à la plateforme, accroître l’exposition à des contenus similaires et contribuer à une charge émotionnelle persistante[25].Les médias peuvent avoir des effets différents selon les personnes. L’utilisation du téléphone intelligent présente peu de liens avec le bien-être mental chez les enfants dont les parents se disent « très heureux » ou « plutôt heureux », mais ce lien est beaucoup plus marqué chez ceux dont les parents se disent « peu heureux »[26]. De même, une diminution de l’utilisation des médias sociaux était associée à une baisse des symptômes de dépression chez les enfants de milieux défavorisés, tandis que chez les enfants de milieux aisés, ce même effet était associé à une utilisation accrue des médias sociaux[27]. Chez les jeunes qui réagissent plus fortement lorsqu’un pair est rejeté, les interactions sociales en ligne sont liées à des symptômes dépressifs, alors qu’aucun lien de ce genre n’est observé chez ceux qui réagissent moins fortement[28].Une même personne peut même être touchée différemment selon son âge. Certaines recherches ont montré que les garçons étaient les plus susceptibles de subir des effets négatifs des médias sociaux entre 14 et 15 ans, tandis que les filles étaient les plus vulnérables entre 11 et 13 ans. Tous les genres connaîtraient une deuxième « période » de vulnérabilité vers l’âge de 19 ans. Les circonstances peuvent aussi jouer un rôle. L’utilisation des médias sociaux était associée à une moins bonne santé mentale chez les étudiants universitaires qui se sentaient seuls, mais pas chez ceux qui ne ressentaient pas de solitude[29].Le contenu des médias que l’on consomme peut également influer sur notre bien-être mental. Les nouvelles, particulièrement celles qui portent sur des événements bouleversants comme les guerres, la criminalité, l’économie et la crise climatique, peuvent provoquer de l’anxiété, tout comme la désinformation ou les contenus polarisants[30].Les médias sociaux peuvent notamment nuire à notre bien-être mental en nous amenant à trop nous concentrer sur celui-ci : « avoir des attentes élevées à l’égard de son propre bonheur peut être néfaste, puisqu’il devient alors plus difficile d’atteindre le niveau de bonheur attendu d’un événement positif [31]». L’exposition à du « contenu portant sur la santé mentale ou l’anxiété » est associée à des niveaux d’anxiété plus élevés ainsi qu’à une conception plus large de ce qui constitue un « trouble mental »[32]. De plus, les médias sociaux diffusent souvent de la désinformation sur les enjeux liés à la santé mentale[33]. À l’inverse, des représentations authentiques des difficultés liées à la santé mentale, comme les crises de panique montrées dans la série Ted Lasso ou dans le film Le Chat potté : Le dernier vœu, peuvent permettre « aux membres du public de se reconnaître dans les personnages principaux et, par conséquent, de créer du contenu faisant référence à leurs propres symptômes de santé mentale, de partager des ressources et d’offrir des conseils aux autres[34] ».Les créateurs en ligne qui produisent du contenu sur la santé mentale sont également poussés à mettre davantage l’accent sur les effets et les expériences négatives, puisque ceux-ci sont plus susceptibles d’être favorisés par les algorithmes de recommandation, ce qui « crée une pression à entretenir une certaine vulnérabilité au fil du temps[35] ». L’industrie du bien-être mental, qui était évaluée à 131 milliards de dollars américains en 2024, soit un tiers de plus que l’industrie mondiale du divertissement, a aussi contribué à diffuser « le message selon lequel être en bonne santé mentale signifie se sentir bien, ce qui a amené de nombreux parents et adolescents à en tirer la conclusion logique que se sentir mal constitue un sérieux motif d’inquiétude[36] ».Les médias comme substitutsL’utilisation des médias peut surtout nuire au bien-être mental lorsqu’elle se fait au détriment d’activités bénéfiques, comme le sommeil, l’activité physique, le jeu libre et le temps passé dans la nature. Cela dit, même si une hausse du temps d’écran s’accompagne généralement d’une diminution de ces activités, réduire le temps d’écran ne suffit pas nécessairement à les favoriser. Près de la moitié des enfants canadiens utilisent régulièrement un appareil à écran après l’heure du coucher[37]. Chaque heure d’utilisation après cette heure est associée à une hausse de 59 % du risque d’insomnie et à une réduction de 24 minutes de la durée du sommeil[38]. L’effet de l’utilisation des médias sur le sommeil pourrait toutefois s’atténuer, selon Tanner Bommersbach, psychiatre pour enfants et adolescents à l’Université du Wisconsin. Ses recherches ont montré que le nombre d’adolescents qui ne dorment pas suffisamment a augmenté, mais que « les adolescents qui passent très peu de temps devant les écrans connaissent en réalité une hausse plus importante du manque de sommeil que ceux qui en font une utilisation intensive[39] ». Cela pourrait expliquer pourquoi une récente étude de Statistique Canada a révélé que les jeunes qui respectaient les recommandations relatives au temps d’écran n’étaient ni plus ni moins susceptibles de dormir suffisamment. Ceux qui n’utilisaient pas d’écrans avant de se coucher étaient toutefois plus susceptibles d’avoir une durée de sommeil suffisante, ce qui laisse entendre que c’est surtout l’utilisation des médias juste avant de se coucher et après l’heure du coucher, plutôt que le temps d’écran total, qui aurait une incidence sur le sommeil[40].Le lien entre l’utilisation des médias et l’activité physique est tout aussi difficile à établir. Une étude de Statistique Canada publiée en 2025 a notamment révélé que les jeunes femmes étaient les plus susceptibles de respecter les recommandations relatives au temps d’écran, mais les moins susceptibles de respecter celles portant sur l’activité physique[41]. De même, les adolescents et adolescentes sont tout aussi susceptibles de respecter les recommandations relatives au temps d’écran, mais les filles sont beaucoup moins susceptibles de respecter celles concernant l’activité physique. Une autre étude canadienne a établi un lien entre l’utilisation des médias numériques et le sentiment de connexion avec la nature chez les filles, mais pas chez les garçons. Ces résultats donnent à penser que les effets dépendent moins des médias ou des technologies eux-mêmes que des raisons pour lesquelles ils sont utilisés et du contexte dans lequel ils le sont[42].Même si le temps passé devant les écrans peut empiéter sur l’activité physique, réduire le temps d’écran ne se traduit pas nécessairement par une hausse de celle-ci. En fait, de nombreuses études n’ont trouvé aucun lien entre le temps d’écran et le jeu à l’extérieur chez les enfants[43]. Les enfants dont les parents limitent le temps d’écran passent même moins de temps à jouer dehors[44],[45]. Les recherches qui se sont penchées directement sur la question de la substitution d’activités ont également montré que l’utilisation du téléphone intelligent ne réduit pas réellement le temps de sommeil ou d’activité physique chez les jeunes adolescents. Le temps passé sur le téléphone semble plutôt remplacer d’autres activités médiatiques, comme regarder la télévision ou des films[46].En ce qui concerne d’autres activités importantes, l’utilisation des médias peut avoir des effets à la fois positifs et négatifs. Les passe-temps, les centres d’intérêt et le jeu créatif sont tous essentiels au bien-être des enfants, et les médias peuvent soit les remplacer, soit les favoriser[47]. L’utilisation des écrans est plus susceptible de devenir problématique lorsqu’elle répond à un besoin qui n’est pas satisfait ailleurs, ou qui peut être comblé plus facilement au moyen d’un appareil numérique. L’un des problèmes les plus souvent associés aux téléphones intelligents est, par exemple, l’anxiété liée à la peur de manquer ce que les amis peuvent faire ou raconter sur les médias sociaux. Ce que ces adolescents recherchent réellement, toutefois, c’est le lien avec leurs amis et le sentiment de faire partie de leur vie que les médias sociaux leur procurent[48]. Certaines recherches ont révélé que l’utilisation des médias sociaux[49] et le fait de posséder un téléphone intelligent[50] étaient en réalité associés au fait de passer davantage de temps avec ses amis hors ligne. Une autre étude n’a trouvé aucun lien entre la solitude et le temps passé sur les médias sociaux, sauf chez les personnes en couple. Dans ce cas, une utilisation pouvant aller jusqu’à trois heures par jour était associée à une solitude nettement moins grande[51]. Les amitiés en ligne peuvent également « répondre aux mêmes désirs et besoins que ceux traditionnellement associés aux amitiés en personne ce qui remet en question l’idée selon laquelle les relations en ligne seraient nécessairement limitées par leur contexte et leurs modes de communication à des liens superficiels ». La moitié des adolescents ont des amis qu’ils connaissent uniquement en ligne, et les deux tiers estiment que ces amitiés sont « aussi importantes que celles qu’ils entretiennent avec des personnes qu’ils connaissent en personne[52] ». Une synthèse de recherches publiée en 2026 sur les médias sociaux et l’isolement social a révélé qu’« une participation interactive et motivée, par exemple pour entretenir des relations ou répondre à un besoin de compagnie, était associée à un isolement social moins important ». En revanche, « une utilisation problématique peut accentuer le sentiment de déconnexion, particulièrement chez les jeunes adultes qui sont actifs en ligne, mais vulnérables sur le plan social[53] ».Dans certains cas, l’utilisation des médias peut bien sûr remplacer des activités ou des expériences auxquelles on ne souhaite pas que les jeunes soient exposés. Certaines recherches laissent notamment entendre que le temps passé sur les téléphones intelligents et les médias sociaux aurait contribué à la diminution du nombre de grossesses à l’adolescence[54]. Utiliser les médias pour éviter des expériences négatives peut toutefois avoir des conséquences néfastes. Bien que certaines formes d’utilisation puissent constituer des stratégies d’adaptation efficaces, le fait d’utiliser les médias sociaux pour éviter ses problèmes ou y échapper est associé à davantage de symptômes d’anxiété et de dépression, ainsi qu’à une diminution de la résilience et du bien-être général. À l’inverse, leur utilisation à des fins de divertissement ou de socialisation est associée à une meilleure santé mentale. Il est bien sûr également possible que les jeunes ayant une moins bonne santé mentale soient davantage portés à utiliser les médias sociaux pour éviter leurs problèmes ou tenter d’y faire face[55].L’interférenceL’utilisation d’appareils numériques, surtout lorsqu’ils sont portables comme les téléphones intelligents, peut aussi nuire à certaines activités importantes de notre quotidien. C’est probablement ce qui explique les effets observés chez les très jeunes enfants, notamment « un vocabulaire moins développé ainsi que de moins bonnes aptitudes en communication, en écriture, en numératie et en reconnaissance des lettres[56] », puisque les activités médiatiques remplacent les interactions avec les personnes qui s’occupent d’eux. Durant les premières années de la vie, les écrans offrent peu ou pas de bienfaits et se substituent surtout à d’autres expériences. En grandissant, toutefois, les enfants sont en mesure de tirer davantage profit de certaines activités à l’écran. Ainsi, si un temps d’écran minimal à l’âge de deux ans était associé aux meilleurs résultats en langue et en apprentissage deux ans et demi plus tard, une utilisation faible à modérée à quatre ans et demi était liée à de meilleurs résultats à l’âge de huit ans[57]. À 15 ans, une utilisation modérée des écrans à des fins de loisir, soit une à deux heures par jour, est associée à la fois aux taux de satisfaction à l’égard de la vie les plus élevés et aux meilleurs résultats en mathématiques[58].Les notifications et d’autres expériences médiatiques peuvent également nous distraire et perturber notre concentration. Le nombre de notifications reçues aurait même une plus grande incidence que le temps total consacré aux médias[59],[60]. De même, une étude menée auprès d’élèves du secondaire a révélé que « la fréquence à laquelle ils consultaient leur téléphone, mais non leur temps d’écran total, était associée à un moins bon contrôle cognitif », même si leur temps d’écran variait de plus de cinq heures par jour[61].Près de huit adolescents sur dix affirment que les médias sociaux les détournent « souvent » ou « très souvent » de leur travail ou de leurs autres responsabilités[62]. Il existe toutefois peu de données montrant que les téléphones intelligents ou les médias sociaux ont un effet à long terme sur la capacité d’attention des adolescents ou sur leur aptitude à accomplir des tâches complexes. En fait, une légère distraction peut parfois nous aider à nous concentrer. Les appareils numériques créent néanmoins un environnement plus propice aux distractions et favorisent des habitudes comme le multitâche, qui nous amènent à consacrer moins de temps et d’attention à une tâche donnée. Les vidéos de courte durée, comme celles diffusées sur TikTok, Instagram Reels et YouTube Shorts, sont particulièrement associées, à court terme, à une diminution des capacités cognitives, de l’attention et de la concentration[63]. Cet effet n’est toutefois pas observé avec les vidéos plus longues[64].Les médias peuvent également nous distraire lorsqu’on passe du temps avec d’autres personnes. Nous remarquons généralement lorsque l’utilisation des médias par quelqu’un d’autre détourne son attention de nous, mais « les gens sous-estiment considérablement l’effet négatif que leur propre utilisation du téléphone peut avoir sur l’expérience des autres[65] ».Lorsque l’utilisation des médias par les parents nuit à leurs interactions avec leurs enfants, elle peut entraîner une hausse de l’utilisation des médias chez ces derniers ainsi que des problèmes de comportement[66]. Certaines données montrent également que les écrans peuvent compliquer la gestion des émotions chez les enfants, notamment parce que les communications numériques transmettent moins d’indices émotionnels et parce que les adolescents utilisent parfois les médias numériques pour éviter des situations émotionnellement inconfortables[67]. Des recherches ont toutefois aussi révélé que le stress lié aux médias au sein des familles n’est pas associé au temps que les enfants passent réellement devant les écrans, mais plutôt au sentiment de culpabilité des parents à l’égard de cette utilisation[68]. Autrement dit, certains effets négatifs ne découlent pas de l’interférence elle-même, mais de l’inquiétude qu’elle suscite chez les parents.L’agentivitéDe plus en plus de données montrent que la façon dont on perçoit son utilisation des écrans joue elle aussi un rôle important. Adopter une vision agentive, c’est-à-dire considérer les technologies numériques comme des outils que l’on maîtrise et que l’on utilise à des moments précis dans des buts précis, est associé à des taux d’anxiété, de stress et de dépression plus faibles que le fait d’envisager l’utilisation des écrans sous l’angle de la dépendance[69]. Les jeunes disent d’ailleurs souvent ressentir de la frustration lorsqu’ils ont l’impression que les médias « leur prennent plus de temps qu’ils ne le souhaiteraient[70] ». On retrouve ici encore le principe du « juste milieu » : les adolescents qui font une utilisation modérée des médias sociaux sont plus susceptibles de se sentir maîtres de leur vie que ceux qui les utilisent moins d’une heure ou plus de trois heures par jour[71]. Dans l’ensemble, « l’utilisation des médias sociaux chez les adolescents peut à la fois favoriser et entraver leur sentiment d’appartenance, leur autonomie et leur sentiment de compétence[72] ».Les personnes qui utilisent leur téléphone intelligent de façon plus automatique et habituelle, et qui ouvrent un plus grand nombre d’applications au cours d’une même session, sont plus susceptibles de présenter des symptômes de dépression, d’anxiété et de trouble obsessionnel-compulsif (TOC)[73]. De manière générale, les personnes qui estiment maîtriser leur utilisation des médias sociaux y consacrent moins de temps et font état d’un meilleur bien-être. Cette association est plus forte lorsque l’on se fie à l’évaluation que les personnes font elles-mêmes de leur utilisation que lorsqu’on la mesure avec précision, ce qui renforce l’idée selon laquelle « le sentiment de contrôle des utilisateurs est plus important pour leur bien-être que la durée de leur utilisation [des médias sociaux] ou leur perception de ses effets[74] ». Le sentiment d’avoir « de plus en plus de contrôle et de choix » est essentiel au bien-être des enfants et des adolescents[75]. Les médias peuvent renforcer ce sentiment, en leur offrant davantage d’indépendance et d’agentivité dans les mondes en ligne ou hors ligne, ou au contraire y nuire s’ils n’ont pas l’impression de maîtriser leur utilisation ou si les médias servent à limiter leur indépendance plutôt qu’à l’accroître. « Adopter un état d’esprit davantage axé sur l’agentivité modifie non seulement la façon dont les personnes utilisent les médias sociaux, mais aussi la manière dont elles se souviennent du rôle que ceux-ci jouent dans leur vie et dont elles le comprennent[76]. »Cela pourrait expliquer l’un des paradoxes de l’utilisation des écrans : les personnes se sentent plus heureuses, plus énergiques et plus proches des autres lorsqu’elles réduisent leur temps d’écran, mais, à l’échelle de la population, le temps d’écran moyen d’une personne ne permet de prédire aucun de ces effets[77]. Si l’on examine ce paradoxe sous l’angle de l’agentivité, il semble que ce soit le fait même de réduire son temps d’écran, et donc de reprendre le contrôle de la place que les écrans occupent dans sa vie, qui favorise le bien-être, plutôt que la quantité de temps en elle-même. Dans le même ordre d’idées, de nombreuses études montrent qu’une utilisation active des médias, par exemple créer et publier du contenu, est associée à moins de solitude et de dépression ainsi qu’à une meilleure qualité de vie déclarée, comparativement à une utilisation passive, comme faire défiler un fil d’actualité ou consulter les publications des autres[78].Une autre étude illustre l’importance de ce sentiment d’agentivité. Elle a révélé que l’utilisation réelle du téléphone intelligent par les parents n’avait aucune incidence sur leurs enfants. En revanche, les jours où les parents avaient l’impression d’avoir utilisé leur téléphone plus que d’habitude, ils étaient davantage portés à craindre que les besoins fondamentaux de leur enfant ne soient pas satisfaits[79].L’agentivité est un élément essentiel de la construction de l’identité et de la perception de soi[80], tout comme du sentiment de cohérence, c’est-à-dire la capacité à percevoir sa personne, sa vie et, dans ce cas-ci, son utilisation des médias comme conscientes, significatives et gérables[81]. Lorsque les enfants utilisent les médias pour composer avec leurs émotions de façon constructive, par exemple en écoutant de la musique[82] ou en extériorisant leurs émotions, cela renforce leur sentiment d’agentivité. En revanche, les groupes d’adolescents sur les médias sociaux risquent de tomber dans la co-rumination, qui consiste à discuter et à analyser sans fin un problème. « C’est l’équivalent psychologique de gratter une plaie. » Cette dynamique peut réduire leur sentiment de contrôle, puisqu’ils n’arrivent plus à passer à autre chose[83].Après une mauvaise journée, les jeunes ont généralement tendance à consulter leur téléphone plus souvent le lendemain, probablement pour tenter de composer avec leurs émotions[84]. Cette réaction peut toutefois accentuer le remplacement de certaines activités par les médias et les distractions, en plus d’affaiblir leur sentiment d’agentivité si elle se transforme en habitude[85]. Les jeunes qui avaient de meilleures aptitudes à la pleine conscience, c’est-à-dire qui utilisaient les médias de façon plus réfléchie et avec davantage d’agentivité, ne consultaient toutefois pas leur téléphone plus souvent après une mauvaise journée[86].L’un des facteurs qui nuisent le plus à notre sentiment d’agentivité est le fait de présenter l’utilisation des médias comme une « dépendance » ou certains médias comme étant « addictifs ». Lorsque ces étiquettes sont employées, les personnes se sentent davantage coupables et ont moins confiance en leur capacité à changer leurs habitudes[87]. Comme l’explique le psychologue Nir Eyal :« Lorsqu’on est constamment exposé à des messages du genre “Ça te fait du mal”, ces attentes finissent par influencer la façon dont on interprète des émotions ou des variations pourtant tout à fait normales [...] Mais il y a une différence entre dire “Cet outil est puissant, il faut apprendre à bien s’en servir” et dire “Cet outil crée une dépendance, tu es impuissant face à lui”. La première façon de voir les choses préserve l’agentivité. La seconde la sape[88]. »Il s’agit d’un exemple de ce qu’on appelle l’influence présumée des médias : « l’effet des technologies numériques sur nous ne dépend pas uniquement de la façon dont nous les utilisons, mais aussi, en partie, des effets que nous leur attribuons[89] ». Dans ce cas, « l’étiquette de dépendance ne donne pas aux utilisateurs les moyens de reprendre le contrôle de leur utilisation. Elle leur nuit plutôt en diminuant leur sentiment de contrôle, en accentuant leur sentiment de culpabilité et en rendant leur expérience légèrement moins positive[90] ».Utilisation des médias chez les enfants vulnérablesLes effets négatifs de l’utilisation des écrans sont plus marqués chez les enfants vulnérables, mais leurs effets positifs le sont aussi. Les jeunes vulnérables reconnaissent à la fois les risques et les avantages des médias sociaux, qu’ils considèrent comme « d’importants moyens de demander de l’aide, particulièrement lorsque le soutien hors ligne [est] inaccessible[91] ». Les personnes présentant davantage de traits névrotiques sont plus susceptibles de subir des effets négatifs sur leur santé mentale lorsqu’elles utilisent les médias sociaux[92], tandis que les utilisateurs souffrant de dépression sont plus sensibles aux réactions suscitées par leurs publications, comme les mentions « J’aime »[93].Les adolescents qui déclarent avoir un faible niveau de bien-être mental sont plus susceptibles de dire qu’ils se sentent mal lorsque personne n’aime ou ne commente leurs publications, qu’ils se sont sentis exclus après avoir vu les publications de leurs amis et qu’ils ont vécu des expériences négatives sur les médias sociaux en général. Toutefois, ces mêmes adolescents sont aussi plus susceptibles d’affirmer que les médias sociaux ont globalement une influence positive sur eux, qu’ils les aident à se sentir mieux dans leur peau et qu’ils atténuent leur sentiment de solitude[94].Les jeunes utilisent aussi souvent les médias pour faire face à des situations difficiles. Une analyse de données provenant des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis a révélé que, parmi les filles dont les parents avaient des problèmes de consommation de drogues ou d’alcool, celles qui utilisaient fréquemment les médias sociaux étaient environ un tiers moins susceptibles d’avoir fait une tentative de suicide au cours de l’année précédente que celles qui les utilisaient rarement, soit 22,6 % contre 33 %. Elles étaient également presque deux fois moins susceptibles de s’être automutilées au cours de cette période, soit 6,4 % contre 11,5 %[95]. Une autre étude a établi un lien étroit entre le niveau d’utilisation des médias et différentes expériences négatives vécues pendant l’enfance, comme le divorce, le décès ou l’incarcération d’un parent; la violence, les problèmes de santé mentale ou la consommation de substances à la maison; la pauvreté; les mauvais traitements fondés sur la race ou l’origine ethnique; ainsi que la discrimination liée au genre ou au sexe. Comme il est extrêmement peu probable que l’utilisation des médias ait causé l’une ou l’autre de ces expériences, ces résultats portent fortement à croire que bon nombre des grands utilisateurs se tournaient vers les médias pour composer avec les difficultés de leur vie[96]. Les jeunes 2ELGBTQ+ sont également plus susceptibles d’utiliser les médias numériques pour trouver du soutien et un sentiment d’appartenance à une communauté, ce qui contribue à « un plus grand sentiment de capital social[97] ».Cette interprétation est appuyée par des données montrant que priver les jeunes vulnérables de l’accès aux médias semble accroître les risques auxquels ils sont exposés. Bien que certaines recherches aient révélé que l’interdiction des téléphones intelligents dans les écoles avait un léger effet positif sur la santé mentale des jeunes dans l’ensemble[98], une étude a constaté que les filles fréquentant des écoles où ces appareils étaient interdits étaient plus susceptibles de signaler certains symptômes de dépression et d’envisager le suicide[99]. Au Canada, Jeunesse, J’écoute indique que plus du tiers des communications reçues, soit 34 %, ont lieu pendant les heures de classe, les jeunes « nous appelant depuis une cabine de toilette, le bureau de la direction ou l’extérieur, avec leur téléphone cellulaire[100] ». De même, un organisme australien de santé mentale a rapporté qu’un adolescent sur dix parmi ceux qui avaient communiqué avec lui dans les mois précédant l’interdiction des médias sociaux en Australie s’inquiétait des effets que la perte de cet accès pourrait avoir sur sa santé mentale[101].Ce que les jeunes disent de leur utilisation des médiasLes études qui se sont intéressées à la façon dont les jeunes perçoivent leur utilisation des écrans montrent généralement qu’ils lui attribuent davantage d’effets positifs que négatifs. Parmi les bienfaits mentionnés, les médias les aident notamment à se sentir moins seuls[102], à se faire de nouveaux amis, à rester en contact avec leurs proches[103] et à accéder à des services de soutien et de santé[104].Les adolescents reconnaissent toutefois que l’utilisation des écrans peut aussi avoir des effets négatifs, surtout sur les autres jeunes[105] et sur leurs parents[106]. Les enfants estiment que les interférences liées aux médias nuisent à la vie familiale, qu’elles touchent les enfants ou les parents. Les parents, en revanche, ont généralement tendance à ne considérer comme problématiques que les interférences causées par l’utilisation des médias de leurs enfants[107]. Plus des trois quarts des jeunes, soit 78 %, s’inquiètent des effets de l’utilisation des médias sur leur santé mentale[108]. Beaucoup ont d’ailleurs pris certaines mesures pour mieux gérer leur temps d’écran, par exemple en essayant de limiter le temps consacré aux médias sociaux ou aux jeux vidéo[109].Les jeunes Canadiens ont cependant des sentiments partagés à l’égard de leur utilisation des appareils numériques. Un peu moins de la moitié craignent parfois de passer trop de temps en ligne. Pourtant, ceux qui s’en inquiètent déclarent sensiblement le même niveau d’utilisation des médias que ceux qui ne s’en préoccupent pas, ce qui laisse croire que cette inquiétude n’entraîne pas de changements importants dans leurs comportements[110]. Il est toutefois possible que ces préoccupations soient moins liées au temps passé en ligne qu’aux expériences vécues pendant ce temps. Par exemple, les jeunes qui avaient adopté ou subi des comportements méchants et cruels en ligne étaient plus susceptibles de craindre de passer trop de temps sur Internet[111], tout comme ceux qui avaient envoyé des sextos[112].Même si les jeunes reconnaissent souvent avoir de la difficulté à gérer leur utilisation des écrans, les messages qu’ils reçoivent de leurs parents sont parfois contradictoires. Environ 60 % des parents affirment passer trop de temps sur leur téléphone intelligent, et 68 % disent être distraits par leur téléphone lorsqu’ils passent du temps avec leurs enfants[113]. Lorsqu’on leur a demandé quelles règles les parents devraient eux-mêmes respecter en matière d’utilisation des médias, les enfants ont répondu : « Pose ton téléphone lorsque ton enfant essaie de te dire quelque chose d’important », « N’y consacre pas tout ton temps libre » et « Fais ce que tu dis »[114].[1] Rich, M. (2026, 4 février). 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  • Building Better Media Habits

    Adopter de meilleures habitudes médiatiques Utilisation excessive d’Internet Internet et communication mobile Penny Mon 17/08/2026 - 11:34 Le temps passé à utiliser des appareils numériques figure parmi les principales préoccupations des parents concernant la vie numérique de leurs enfants. Il constitue aussi la première source de conflit entre parents et enfants en matière de technologies[1]. Par ailleurs, les articles de presse qui laissent entendre que tout temps d’écran est néfaste circulent beaucoup plus rapidement et largement que ceux qui présentent des résultats plus nuancés[2].Il peut être tentant pour les parents d’imposer leur autorité et de fixer un nombre maximal d’heures que leurs enfants peuvent passer en ligne. Toutefois, pour remédier efficacement à une utilisation excessive, le jeune doit lui-même s’engager activement et volontairement à modifier son comportement. Sinon, les enfants trouveront toujours le moyen de contourner les règles de leurs parents et se retrouveront livrés à eux-mêmes lorsqu’ils seront assez grands pour quitter la maison. Même chez les jeunes enfants, des règles trop strictes peuvent finir par avoir l’effet inverse de celui recherché[3]. Comme l’explique le psychologue Peter Gray : « Pour grandir et s’épanouir, les enfants doivent être libres de jouer et d’explorer. Ils doivent aussi sentir qu’on leur fait confiance. Cela est vrai dans le monde physique, mais, à l’ère des technologies, ce l’est désormais aussi dans le monde en ligne[4]. »Pour favoriser une utilisation saine des médias, on doit aider les enfants à avoir le sentiment qu’ils comprennent le monde numérique, qu’ils peuvent maîtriser leurs interactions avec celui-ci et que ces interactions ont un but. À l’exception des très jeunes enfants, l’objectif n’est donc pas de réduire le plus possible le temps d’écran, mais plutôt de les aider à acquérir des habitudes qui leur permettront de trouver un équilibre entre les bienfaits et les inconvénients.Utilisation équilibréeQu’entend-on par « équilibrée »? Une utilisation équilibrée repose sur trois éléments essentiels.Premièrement, l’utilisation des appareils doit être gérable : vous avez l’impression de la maîtriser et elle ne vous empêche pas de faire ce que vous devez faire ou ce que vous aimez.Deuxièmement, elle doit être significative : vous estimez que le temps consacré aux médias en valait la peine. Il peut s’agir d’apprendre, de créer ou de communiquer avec ses proches, mais aussi de jouer à un jeu ou de regarder une vidéo réellement captivante et satisfaisante.Enfin, elle doit être consciente : vous choisissez délibérément d’utiliser un appareil et, lorsque vous le faites, vous êtes pleinement présent plutôt que distrait ou en « mode pilote automatique ».La présence de ces trois éléments dans une activité numérique particulière, ou dans notre utilisation globale des appareils, a une forte incidence sur les effets de cette utilisation sur notre bien-être.Utilisation conscienteLa pleine conscience peut réduire considérablement les effets négatifs de l’utilisation des médias sociaux ainsi que le risque de comportements compulsifs : « Un consensus croissant se dégage selon lequel une utilisation modérée et consciente des médias sociaux, plutôt que l’abstinence ou une autonomie totale, serait l’option la plus saine pour les enfants[5]. »La pleine conscience comporte cinq dimensions :être capable d’observer et de reconnaître ce qui nous bouleverse ou nous contrarie sans y réagir immédiatement;être conscient de notre humeur, de nos émotions, de nos sensations et du monde qui nous entoure;agir de manière consciente, présente et intentionnelle plutôt qu’automatique;être capable de décrire clairement ses émotions;observer ses pensées, ses émotions et ses actions sans les juger[6].Établir consciemment des consignes claires pour certaines situations précises, par exemple ne pas utiliser son téléphone pendant les repas ou dans la chambre, peut réduire les effets négatifs, même chez ceux qui ont fortement l’habitude de consulter leur appareil[7]. Il n’est toutefois pas nécessaire de les appeler des règles. Le Dr Michael Rich conseille de « ne pas établir des règles sur les médias, mais plutôt des attentes », parce que « les attentes correspondent à ce que tous les membres d’une famille attendent les uns des autres À long terme, elles sont beaucoup plus efficaces qu’une règle que l’on sait pouvoir respecter ou contourner[8] ». Présenter les règles comme des routines peut également aider les jeunes à les intégrer et à les respecter en vieillissant[9]. Dans la mesure du possible, appliquez les mêmes consignes que vos enfants et donnez l’exemple d’une utilisation consciente des technologies, surtout lorsque vous passez du temps avec eux[10]. Trois quarts des parents disent avoir utilisé leur téléphone lors de leur dernier repas en famille, comparativement aux deux tiers des enfants[11].Les enfants sont plus susceptibles d’accepter les règles lorsque les parents :parlent à la fois des risques et des avantages de l’utilisation des médias;expliquent les raisons qui justifient les règles;donnent aux enfants l’occasion d’exprimer leur point de vue[12].Une composante essentielle d’une utilisation consciente consiste à reconnaître et à modifier nos habitudes médiatiques. Une fois établies, celles-ci peuvent toutefois être difficiles à changer, et « il est notoirement difficile de maîtriser de fortes habitudes par la seule volonté[13] ». Il faut plutôt aider nos enfants à reconnaître ce qui déclenche chez eux une utilisation automatique : certaines humeurs, comme l’ennui ou la tristesse, ou certaines situations, comme le fait de se lever du lit ou les moments où ils ne savent pas quoi faire, et leur proposer des activités de remplacement plus utiles. Ces solutions ne doivent pas nécessairement être sans écran! Puisque l’objectif est de réduire l’utilisation automatique, et non le temps d’écran dans son ensemble, remplacer la consultation machinale d’un appareil ou un défilement sans but par une activité intentionnelle, comme lire un livre sur son téléphone ou s’exercer dans une application d’apprentissage des langues, peut être tout aussi efficace[14].Encouragez les enfants à utiliser des minuteurs ou des applications de gestion du temps pour savoir combien de temps ils consacrent à leurs différentes activités en ligne. Il est facile de perdre la notion du temps lorsqu’on regarde des vidéos, qu’on fait défiler du contenu sur les médias sociaux ou qu’on joue à un jeu vidéo. Connaître la durée habituelle d’une session peut nous aider à utiliser notre temps de façon plus consciente. Vous pouvez également fixer une limite à l’avance afin de mieux maîtriser la durée de l’activité[15]. Le simple fait de noter comment on se sent après différentes activités médiatiques peut aussi en atténuer les effets négatifs, même sans apporter d’autres changements[16].Jeunes enfantsAllumer un téléviseur, un ordinateur ou un appareil mobile devrait être un geste réservé à des moments et à des raisons précises. Lorsqu’ils ne sont pas utilisés, les appareils devraient être complètement éteints, et non simplement mis en veille, puis rangés si possible. Évitez que les enfants prennent l’habitude d’allumer un appareil dès qu’ils s’assoient ou de laisser un écran fonctionner comme « bruit de fond »[17].Misez sur la participation active et la qualité du contenu plutôt que sur le simple décompte des minutes[18]. Privilégiez du contenu au rythme lent, avec des histoires simples et le moins d’artifices possible, comme des effets sonores superflus ou des images tape-à-l’œil[19].La stratégie la plus efficace est le covisionnement, qui consiste à regarder du contenu avec votre enfant et à en discuter afin de faire du temps d’écran une activité sociale et de jeter les bases d’un accompagnement actif[20]. Les médias éducatifs sont plus efficaces lorsqu’ils sont regardés avec les parents, qui peuvent prolonger et renforcer les apprentissages[21]. Dans le cadre du jeu, le fait que l’activité soit numérique ou non « importait moins que la façon dont les parents et leurs enfants interagissaient. Qu’ils jouent avec des jouets traditionnels ou sur une tablette, c’est la relation et le style d’interaction entre le parent et l’enfant qui comptaient le plus »[22].En questionnant votre enfant sur ce qu’il voit, vous l’aidez à développer la pensée critique et la capacité d’introspection dont il aura besoin plus tard pour évoluer dans des environnements numériques plus complexes[23]. Le covisionnement est également le meilleur moyen de repérer les contenus préoccupants et d’en discuter. La fiche-conseil d’HabiloMédias Accompagnez vos enfants dans leur visionnement peut vous guider. Lorsque vous ne pouvez pas regarder le contenu ensemble, prenez le temps de savoir ce que vos enfants regardent et à quoi ils jouent, pour pouvoir aborder avec eux tout ce qui vous inquiète.Faire des activités médiatiques ensemble aide aussi les enfants à comprendre que les médias sont utilisés à des moments et dans des buts précis. C’est également une excellente façon de découvrir leurs centres d’intérêt[24]. Soyez attentif à votre propre « technoférence ». En soulignant à l’occasion les moments où un appareil vous distrait et en choisissant de ranger votre téléphone, vous créez une occasion d’apprentissage concrète qui illustre l’agentivité en action[25].Enfants plus âgésNe renoncez pas aux heures et aux routines de coucher. Les adolescents sont encore plus susceptibles que les jeunes enfants de manquer de sommeil, puisqu’ils ont naturellement tendance à s’endormir plus tard que les adultes et les enfants plus jeunes[26]. Le fait de s’exposer à une lumière extérieure vive dès le matin peut également les aider à maintenir un rythme de sommeil sain[27]. Si vous instaurez une nouvelle règle sur le moment où vos enfants peuvent utiliser les médias, laissez-leur le temps d’en parler à leurs amis, afin qu’ils ne craignent pas que ceux-ci pensent qu’ils les ont abandonnés[28].Le covisionnement reste utile avec les enfants plus âgés, même si, à cet âge, il s’agit surtout de les laisser vous faire découvrir leur univers médiatique. La psychologue Sarah Myruski suggère aux parents et à leurs enfants de « parcourir ensemble leur fil d’actualité sur les médias sociaux. Demandez-leur ce qui attire leur attention, ce qu’ils pensent et ressentent devant tel ou tel contenu. Demandez-leur aussi de vous parler de ce qu’ils vivent en ligne au quotidien. Qu’est-ce qui leur plaît? Qu’est-ce qui les inquiète? Qu’aimeraient-ils voir changer?[29] ».On peut apprendre aux préadolescents et aux adolescents à reconnaître les déclencheurs et les états émotionnels, comme l’ennui, l’anxiété ou la fatigue, qui les poussent à utiliser un appareil. Les jeunes moins conscients de leurs habitudes ont tendance à se tourner davantage vers les médias le lendemain d’une mauvaise journée, comme mécanisme d’adaptation[30]. L’utilisation habituelle des médias est particulièrement fréquente dans les moments de transition entre deux activités, que ce soit entre deux activités médiatiques ou entre une activité numérique et une activité hors ligne[31].Pour favoriser une utilisation plus consciente, on peut encourager les jeunes à réfléchir de façon critique à l’aide de questions comme celles-ci :De quelles façons utilises-tu déjà les médias pour faire des choses qui comptent pour toi?Quels types de contenus ont tendance à te faire sentir mieux ou moins bien, et pourquoi?T’arrive-t-il d’allumer ou de déverrouiller un appareil sans même y penser? Le fais-tu parfois en réaction à une émotion ou à une humeur précise?Quelles applications ou quels jeux utilises-tu parfois machinalement? Lorsque tu allumes ton appareil, quelle est l’application que tu es le plus susceptible d’avoir utilisée en dernier?Que pourrais-tu faire au lieu de prendre ton appareil? Quelle activité courte pourrais-tu choisir de façon plus intentionnelle afin d’avoir l’impression que ton utilisation a été utile?As-tu l’impression de devoir être « toujours connecté » au cas où tes amis auraient besoin de toi ou pour être certain de ne rien manquer?Quelles expériences médiatiques te font du bien par la suite? Lesquelles te font sentir moins bien?Qu’aimes-tu faire sans écran? Comment pourrions-nous consacrer plus de temps à ces activités?Quelles activités à l’écran pourrions-nous faire ensemble?Que pourrais-tu faire différemment pour profiter au maximum des médias dans ta vie?Essayez le défi « Une chose à la fois » : avant d’allumer un appareil ou d’ouvrir une application, dites pourquoi vous le faites, comment vous saurez que vous avez terminé et ce que vous ferez ensuite. Cela vous aidera à vous en tenir à ce que vous aviez prévu. (Vous pouvez très bien vous le dire dans votre tête, mais le dire à voix haute, c’est aussi une belle façon de montrer à vos enfants ce qu’est une utilisation consciente).Utilisation gérableLes jeunes qui ont l’impression que leur utilisation des médias est gérable, c’est-à-dire qu’ils la maîtrisent, font état d’un meilleur bien-être mental et d’une utilisation moins problématique. À l’inverse, le sentiment d’être dépendant des médias sociaux est associé au fait de se sentir moins bien après les avoir utilisés[32]. Le simple fait d’avoir l’impression de pouvoir contrôler son utilisation, même lorsqu’on ne le fait pas réellement, a un effet positif sur le bien-être[33]. Ce changement de perspective aide les personnes à considérer leur utilisation comme utile et significative. Cela pourrait expliquer pourquoi le fait de prendre une quelconque mesure pour gérer son utilisation des médias est davantage associé à un bien-être positif que le recours à une stratégie précise[34]. Les parents devraient éviter de présenter l’utilisation des médias comme une activité toujours négative. Elle devrait plutôt être considérée comme l’un des nombreux aspects de la vie de leurs enfants qu’ils doivent les aider à gérer[35].Rendre notre utilisation gérable passe aussi par la gestion de nos propres attentes. Le changement des habitudes se fait graduellement, et se sentir coupable de ses écarts rend en fait les choses plus difficiles par la suite[36]. De la même façon, on est plus susceptible d’échouer si on se perçoit comme puisant dans une réserve limitée de volonté[37].Jeunes enfantsExposez le moins possible les bébés et les tout-petits aux écrans, qu’il s’agisse de la télévision, de vidéos ou de médias interactifs comme les applications éducatives. La Société canadienne de pédiatrie recommande de ne pas exposer les enfants de moins de deux ans aux écrans et de limiter le temps d’écran à une heure par jour chez les enfants de deux à cinq ans. Si vous avez aussi des enfants plus âgés, expliquez-leur pourquoi ils doivent limiter leur utilisation des écrans en présence de leurs jeunes frères et sœurs.Établissez des règles et des routines claires quant aux moments et aux endroits où les écrans peuvent être utilisés[38] ainsi qu’aux activités médiatiques qui sont permises ou non[39]. Ces consignes devraient notamment prévoir l’arrêt de tous les écrans et le retrait des appareils connectés de la chambre. Les enfants qui dorment davantage subissent moins les effets négatifs des médias[40], et il est plus facile pour un enfant plus âgé de garder un bon rythme de sommeil s’il en a déjà pris l’habitude.Apprendre à gérer leurs émotions peut aider les enfants à mettre fin plus facilement à une activité à l’écran et à passer du temps loin de leurs appareils. Aidez-les à enrichir leur vocabulaire émotionnel, encouragez-les à parler ouvertement de leurs sentiments[41] et enseignez-leur des techniques simples pour gérer leurs émotions lorsqu’ils sont contrariés, comme écouter de la musique ou faire un « balayage corporel » afin de reconnaître ce qu’ils ressentent[42]. Ces apprentissages leur seront également utiles plus tard, puisqu’ils seront moins susceptibles de ressentir le besoin de répondre à chaque publication lorsqu’ils commenceront à utiliser les médias sociaux[43].Lorsqu’il est temps d’éteindre l’écran, facilitez la transition en anticipant leur réaction et en préparant une activité sans écran qu’ils aiment. Il s’agit de détourner l’attention de ce qu’ils doivent « arrêter » vers une autre activité agréable qu’ils vont « commencer »[44]. Prévenez-les à l’avance du moment où l’activité prendra fin. S’ils se fâchent malgré tout, essayez de rester calme et « laissez-leur le temps de retrouver leur calme »[45]. Le fait de renforcer ces habitudes dès le plus jeune âge permet aux technologies de rester des outils qui favorisent le développement de l’enfant plutôt que des sources de distraction machinale[46].Enfants plus âgésPour obtenir des résultats durables, il faut délaisser les restrictions strictes et plutôt donner aux adolescents des stratégies favorisant une utilisation saine. Si les règles explicites aident les enfants de moins de 12 ans à gérer leur utilisation des médias, les adolescents qui vivent dans des foyers où le temps d’écran est strictement réglementé sont en fait plus susceptibles de développer une utilisation problématique[47], et ces règles deviennent même contre-productives vers le milieu de l’adolescence[48].Vous pouvez amener vos enfants à réfléchir aux caractéristiques propres à chaque outil médiatique, et à la façon dont elles peuvent les toucher différemment. Peut-on modifier les fonctionnalités qui favorisent une utilisation moins consciente, ou du moins, utiliser l’outil comme si elles l’avaient été?[49] Expliquez-leur comment les concepteurs exploitent certaines vulnérabilités psychologiques par des fonctionnalités comme le défilement infini (qui élimine les signaux d’arrêt) et le renforcement intermittent (des récompenses imprévisibles comme les mentions « J’aime » ou les lots aléatoires), un mécanisme comparable à celui des machines à sous. L’objectif de conception est de créer des boucles d’habitudes automatiques et inconscientes, comme la « boucle algorithmique », qui présente le contenu que la plateforme juge le plus susceptible d’attirer l’attention, analyse la réaction de l’utilisateur, puis utilise cette information pour proposer du contenu encore plus captivant. « Reconnaître qu’un produit est conçu pour favoriser la formation d’habitudes donne aux utilisateurs les moyens de reprendre le contrôle[50]. »Par exemple, si votre enfant possède une tablette ou un téléphone intelligent, encouragez-le à désactiver les notifications du plus grand nombre d’applications possible. Il ne recevra ainsi pas constamment de mises à jour indiquant qui a aimé la photo de qui et devra prendre la décision consciente d’ouvrir l’application pour la consulter. Sur la plupart des appareils mobiles, les notifications peuvent être désactivées dans les paramètres, sous « Notifications » ou « Applications et notifications ». La majorité des appareils offrent également un mode « Ne pas déranger » permettant de couper toutes les notifications à certaines heures. Certaines données montrent toutefois que cette fonction peut entraîner une hausse du temps d’écran, du moins à court terme[51]. Il semble plus efficace de regrouper les notifications : les désactiver la plupart du temps, puis prévoir des moments précis pour les consulter[52].Vous pouvez aussi utiliser certaines fonctions des appareils pour rendre leur utilisation automatique plus difficile. Modifier occasionnellement la façon de déverrouiller un appareil, par exemple en remplaçant un NIP par un schéma[53], peut ajouter suffisamment de friction pour interrompre l’habitude de le consulter machinalement[54]. Passer l’affichage d’un appareil en niveaux de gris peut également réduire le temps d’écran, en particulier les formes d’utilisation problématiques[55].Repérer les moments et les endroits où les enfants utilisent le plus souvent leurs appareils par habitude permet également de modifier ces routines. Par exemple, s’ils sortent toujours leur téléphone à un feu rouge particulièrement long sur le chemin de l’école, changer d’itinéraire peut réduire cette utilisation automatique[56]. Puisque les habitudes médiatiques comprennent aussi des gestes répétitifs, les mises à jour qui modifient l’interface d’une application peuvent justement être l’occasion de rompre avec une habitude indésirable[57].Une autre stratégie consiste à appliquer la règle des « dans dix minutes ». Dites aux enfants que, s’ils ressentent l’envie d’allumer un appareil, ils peuvent le faire, mais dans dix minutes. Ce délai leur permet de se demander s’ils ont réellement une raison de l’utiliser ou s’ils réagissent simplement par habitude[58].Comme on l’a vu plus haut, si les adolescents ont souvent l’impression de ne pas maîtriser leur utilisation, c’est en bonne partie parce qu’ils croient que leurs amis s’attendent à ce qu’ils soient disponibles en tout temps, et qu’ils craignent de les laisser tomber s’ils ne sont pas là au moment où ceux-ci ont besoin d’eux[59]. Résultat : de nombreux adolescents souhaitent se déconnecter, mais aucun ne veut être le premier à le faire.La sensibilité des adolescents aux normes sociales peut toutefois devenir un avantage. On peut leur expliquer que le temps d’écran en général, et l’utilisation intensive des médias sociaux en particulier, semblent diminuer au Canada[60], et que le nombre de jeunes qui choisissent de faire des pauses numériques a plus que doublé depuis 2022[61]. Établir des normes sociales en matière d’utilisation des médias est plus efficace que d’essayer d’amener chaque personne à changer son comportement[62], et dire aux gens qu’une norme est en train de changer semble particulièrement efficace pour « favoriser l’adoption de nouvelles normes qui ne se sont pas encore généralisées[63] ».Utilisation significativeAidez vos enfants à considérer les activités à l’écran comme des choix conscients plutôt que comme un bruit de fond ou une habitude. Une utilisation significative peut aussi consister à choisir délibérément du contenu qui nous fait du bien, comme du contenu « inspirant »[64] ou valorisant la diversité corporelle, ou à se tourner vers des éléments qui influencent positivement l’humeur, comme la musique ou les sons de la nature[65].Sauf pour les très jeunes enfants, on ne devrait pas se concentrer sur le « temps d’écran » en général, ni même sur de grandes catégories comme les « médias sociaux ». Il vaut mieux déterminer quelles activités sont les plus significatives, et quelles fonctionnalités favorisent ou entravent une telle utilisation[66]. Ces activités ne seront pas nécessairement les mêmes pour tout le monde : « les résultats donnent à penser que ce qui est bénéfique pour un groupe peut être néfaste, ou moins bénéfique, pour un autre »[67].À tout âge, il est tout aussi important d’offrir aux enfants d’autres activités significatives, sans écran cette fois; sinon, réduire une activité numérique risque simplement d’entraîner une augmentation d’une autre.« Votre objectif ne devrait pas être seulement de “moins utiliser votre téléphone”, mais aussi de “faire davantage d’autres choses”. » — Jacqueline Nesi[68]Jeunes enfantsPour les jeunes enfants, choisissez vous-même les contenus médiatiques auxquels ils ont accès et ne permettez aux enfants plus âgés de regarder ou de jouer qu’aux contenus que vous avez approuvés. Des contenus préoccupants peuvent se retrouver dans les médias destinés à tous les groupes d’âge. Chez les enfants de plus de deux ans, la qualité du contenu peut faire la différence entre une expérience positive et une expérience négative.À mesure qu’ils grandissent, utilisez les outils de contrôle parental et d’autres fonctionnalités afin de limiter les contenus auxquels ils sont exposés. Continuez également à sélectionner leurs expériences médiatiques à l’aide d’outils comme les listes de lecture. Orientez-les vers des expériences numériques actives, sociales, éducatives ou créatives.Les activités à l’écran actives comprennent les jeux qui exigent de bouger tout le corps, parfois appelés « jeux vidéo actifs », ainsi que les activités numériques qui se déroulent à l’extérieur, comme l’observation des oiseaux à l’aide de l’application Merlin.Les activités sociales permettent d’avoir une interaction significative avec une personne qu’on connaît, comme un appel vidéo avec des amis ou des membres de la famille. Il existe une grande différence entre jouer seul, jouer à un jeu multijoueur où les échanges se limitent à une fenêtre de clavardage et jouer à un jeu multijoueur avec des personnes assises à côté de soi.Le Web regorge de contenu éducatif de qualité. Quels que soient les centres d’intérêt de votre enfant, des organismes comme PBS, TVO, National Geographic et l’Office national du film proposent des leçons vidéo, des jeux éducatifs interactifs et même des événements en direct lui permettant d’explorer une grande variété de sujets.Les appareils numériques actuels facilitent plus que jamais la création. Les enfants peuvent concevoir des jeux vidéo ou des animations à l’aide d’outils spécialisés comme GameMaker ou de langages de programmation simples comme Scratch. Ils peuvent créer des animations image par image avec des applications comme Stop Motion Studio ou Clapmotion, ou encore explorer des outils de création musicale aussi simples que Chrome Music Lab ou aussi polyvalents qu’Audacity.Quand les enfants choisissent eux-mêmes leurs passe-temps et les poursuivent par pur intérêt personnel, cela favorise « une forme particulièrement solide d’estime de soi »[69].Enfants plus âgésFavoriser le sentiment de cohérence des jeunes implique également d’adopter une approche qui soutient leur autonomie lorsqu’on discute de leur utilisation des technologies[70]. Cette approche accorde de la valeur à leur opinion et explique les raisons qui sous-tendent les règles[71], ce qui réduit la résistance et les comportements visant à dissimuler leur utilisation[72]. Comme l’explique le Dr Michael Rich, la meilleure approche consiste à « cesser de se percevoir comme un agent de contrôle, surveillant ses enfants dans un bras de fer sur l’utilisation des médias, pour devenir une personne qui soutient leur réussite »[73].Pour y arriver, il faut d’abord reconnaître que la plupart des jeunes ont des sentiments partagés à l’égard des médias numériques en général, et des médias sociaux en particulier[74], qu’ils vivent, dans l’ensemble, une expérience positive, tout en ayant souvent des réserves quant à la place que ces médias occupent dans leur vie.Les enfants plus âgés restent influencés par ce qu’ils voient dans les médias, surtout les nouvelles, et ils risquent de se sentir stressés ou dépassés s’ils n’ont pas l’impression d’en garder le contrôle[75]. Apprenez-leur à reprendre ce contrôle en entraînant leurs algorithmes de recommandation, et encouragez-les à suivre des sources d’information fiables et non sensationnalistes.Il est également important d’aider les jeunes à éviter d’utiliser les médias pour ruminer leurs inquiétudes ou leurs expériences négatives[76], et tout particulièrement pour coruminer avec leurs pairs[77]. Mettre en sourdine ou cesser de suivre les comptes[78] qui suscitent l’inquiétude ou l’anxiété peut les aider[79]. Ils peuvent aussi apprendre à reconnaître les moments où « continuer à discuter d’un problème, avec vous ou avec leurs pairs, ne fait qu’aggraver une blessure émotionnelle »[80].On peut témoigner du respect envers leurs connaissances et leur vécu en leur posant des questions comme :« Qu’est-ce que les adultes ne comprennent pas au sujet des médias? »« Qu’est-ce qui te plaît et te déplaît dans les médias? »« Qu’est-ce qu’on pourrait faire ensemble pour améliorer ça? »Ces questions de réflexion aident les adolescents à développer leur métacognition numérique, soit la capacité d’observer leur propre utilisation des médias et d’en reconnaître les tendances.Il est également essentiel de veiller à ce que les enfants aient accès à des ressources en santé mentale en dehors des médias sociaux. Les jeunes qui disposent déjà d’un soutien émotionnel et social sont plus susceptibles d’utiliser les médias numériques « comme une ressource plutôt que comme un refuge, en prolongeant leurs forces existantes plutôt qu’en compensant des difficultés aiguës ou chroniques »[81]. Cependant, beaucoup se tournent vers les médias sociaux pour obtenir ce soutien[82]. Bien que ceux-ci puissent leur être utiles, ils peuvent également rendre leurs habitudes plus difficiles à modifier lorsque leur utilisation leur nuit d’autres façons.À quel âge donner un téléphone à son enfant?Pour de nombreux parents, il s’agit de l’une des décisions les plus importantes liées aux médias. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est bel et bien une décision qui revient aux parents : les recherches d’HabiloMédias ont révélé que les deux tiers des jeunes ont eu leur premier téléphone parce que leurs parents voulaient qu’ils en aient un, et non parce qu’ils l’avaient demandé[83].Certaines recherches ont révélé qu’obtenir un téléphone intelligent à 12 ans ou avant est associé à des risques accrus de dépression, d’obésité et de sommeil insuffisant. Plus l’enfant est jeune au moment d’obtenir son téléphone, plus ce lien est marqué[84]. D’autres études, en revanche, n’ont trouvé aucun lien entre l’âge auquel les enfants obtiennent un téléphone intelligent et les symptômes dépressifs, les résultats scolaires ou le sommeil[85]. À 13 ans, posséder un téléphone intelligent n’est un facteur de risque de sommeil insuffisant que chez les enfants qui gardent leur téléphone dans leur chambre après l’heure du coucher[86].De façon générale, attendre avant de donner un téléphone intelligent à son enfant semble présenter de nombreux avantages et relativement peu d’inconvénients[87]. Un compromis possible consiste à commencer par un téléphone minimaliste, ou « téléphone bête », qui ne permet que les textos et les appels vocaux. Cette solution peut être utile si vos enfants la perçoivent comme un moyen d’accroître leur indépendance, par exemple, si vous leur permettez de circuler plus librement, de rentrer plus tard, de faire des plans avec des amis par eux-mêmes[88] ou de passer du temps dans la nature. S’ils ont plutôt l’impression que cela réduit leur indépendance ou que vous le leur imposez, il est toutefois peu probable que cette solution présente des avantages[89].Avant de permettre à votre enfant d’avoir un appareil mobile comme un téléphone intelligent, entendez-vous sur un ensemble de règles précisant quand et où il pourra l’utiliser. Vous pouvez utiliser l’outil d’HabiloMédias Lignes directrices familiales sur les nouveaux appareils technologiques pour vous lancer.[1] Brisson-Boivin, K. (2018). Le bien-être numérique des familles canadiennes. HabiloMédias. Ottawa.[2] Neuhaus, R., et O’Connor, E. (2025). The interplay between sensationalism and scientific information framing: Examining the representation of screen time research online and on social media in the United States. Journal of Children and Media, 19(3), 619-633.[3] Chapman, S. (2025, 12 février). What is Good Mental Health in Children and How Do We Promote It? [Communication]. 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Proceedings of the 2026 CHI Conference on Human Factors in Computing Systems (p. 1-18).

  • Problematic Interactive Media Use

    Utilisation problématique des médias interactifs Utilisation excessive d’Internet Penny Mon 17/08/2026 - 11:40 Pour la plupart des jeunes et des adultes, les stratégies présentées dans l’article Adopter de meilleures habitudes technologiques suffiront à favoriser une relation saine avec les appareils à écran. Dans certains cas, toutefois, le problème est plus sérieux. L’utilisation problématique des médias interactifs est définie comme « l’utilisation non contrôlée des médias interactifs sur écran ayant des conséquences négatives sur le fonctionnement d’une personne[1] ». Plus simplement, il s’agit de « l’incapacité à réguler son utilisation des médias interactifs, laquelle nuit à des aspects importants de la vie [des jeunes], notamment le sommeil, l’alimentation, le rendement scolaire, la vie sociale, les relations interpersonnelles [et] la santé mentale[2] ».Le Centre de toxicomanie et de santé mentale recommande d’employer des termes comme « utilisation problématique des médias interactifs » plutôt que « dépendance », afin de réduire la stigmatisation et d’éviter de pathologiser les expériences des enfants[3]. Contrairement à une dépendance, comme l’explique le Dr Michael Rich du Digital Wellness Lab du Boston Children’s Hospital, l’utilisation problématique des médias interactifs « correspond en réalité à une utilisation excessive d’une ressource désormais essentielle L’utilisation se poursuit malgré ses conséquences négatives, mais notre objectif thérapeutique n’est pas l’abstinence : c’est l’autorégulation. Puisque les jeunes ont besoin des médias interactifs pour étudier et rester en contact les uns avec les autres, ils doivent pouvoir continuer à les utiliser, mais de façon encadrée et régulée[4] ». D’autres chercheurs ont également conclu qu’« une déconnexion complète ne constitue pas toujours l’objectif de rétablissement le plus approprié[5] ». En revanche, « lorsque l’on parle de dépendance, non seulement remet-on en question la force de caractère du jeune, mais cette étiquette peut aussi l’amener à se croire impuissant et à céder à l’attrait des médias[6] ».Le Digital Wellness Lab a conçu un outil de dépistage de l’utilisation problématique des médias interactifs qui ne porte pas sur le temps consacré aux médias, mais plutôt sur leurs effets sur le fonctionnement quotidien. Comme l’explique son directeur de la recherche, David Bickham : « Nous essayons vraiment de ne pas présenter la question sous l’angle de la gravité des effets, mais plutôt de demander : “À quoi ressemble ton fonctionnement général dans ce contexte?” »L’outil comporte les questions suivantes :J’ai du mal à me réveiller lorsque je dois aller quelque part ou faire quelque chose.A) JamaisB) RarementC) ParfoisD) SouventE) Presque toujours J’arrête d’utiliser les médias sur écran…A) Avant 20 hB) Entre 20 h et 22 hC) Entre 22 h et minuitD) Entre minuit et 2 hE) Après 2 h Je me réveille tôt pour utiliser des médias sur écran.A) JamaisB) RarementC) ParfoisD) SouventE) Presque toujours Mes résultats scolaires sont…A) Bien meilleurs qu’avantB) Un peu meilleurs qu’avantC) À peu près les mêmes qu’avantD) Un peu moins bons qu’avantE) Beaucoup moins bons qu’avant Lorsque je fais mes devoirs, j’utilise aussi mon téléphone, mon ordinateur ou un autre appareil à écran pour faire autre chose.A) JamaisB) RarementC) ParfoisD) SouventE) Presque toujours Lorsque je suis à la maison avec ma famille, je passe… du temps seul.A) JamaisB) RarementC) ParfoisD) SouventE) Presque toujours Je me dispute… avec mes parents ou mes tuteurs au sujet de mon utilisation des médias sur écran.A) JamaisB) RarementC) ParfoisD) SouventE) Presque toujours J’ai perdu l’envie de passer du temps en personne avec mes amis ou mes pairs.A) Pas du tout d’accordB) Pas d’accordC) NeutreD) D’accordE) Tout à fait d’accord Comparativement à mes amis ou à mes pairs, j’utilise…les médias sur écran.A) Beaucoup moinsB) Un peu moinsC) AutantD) Un peu plusE) Beaucoup plus Je ne m’intéresse plus aux activités ou aux passe-temps sans écran que j’aimais auparavant.A) Pas du tout d’accordB) Pas d’accordC) NeutreD) D’accordE) Tout à fait d’accord Je préfère utiliser les médias sur écran plutôt que de pratiquer toute autre activité, comme du sport, un passe-temps, de la danse ou une activité manuelle.A) JamaisB) RarementC) ParfoisD) SouventE) Presque toujoursLes jeunes qui n’obtiennent aucune réponse « D » ou « E » sont considérés comme présentant un niveau de préoccupation minimal; une ou plusieurs réponses « D » indiquent un niveau de préoccupation possible; et une ou plusieurs réponses « E » indiquent un niveau de préoccupation important[7].Bien que de nombreuses personnes, y compris des jeunes, se décrivent comme étant « dépendantes » d’un type de média interactif, l’utilisation problématique des médias interactifs semble relativement rare. Par exemple, alors que 18 % des adultes utilisant Instagram se disaient dépendants de l’application, seulement 2 % présentaient des signes de risque de dépendance[8]. De son côté, le Digital Wellness Lab estime qu’environ 5 % des jeunes présentent une utilisation problématique des médias interactifs[9]. Elle est toutefois beaucoup plus fréquente chez les jeunes présentant certains troubles, notamment le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH), les troubles anxieux, les troubles du spectre de l’autisme et la dépression. Ainsi, 56 % des jeunes ayant un TDAH présenteraient des signes d’utilisation problématique des médias interactifs. Bien qu’une utilisation excessive des médias puisse aggraver certains de ces troubles, les jeunes concernés peuvent être plus susceptibles d’en faire une utilisation excessive parce que les expériences médiatiques leur permettent de garder le contrôle, d’éprouver un sentiment de maîtrise, de communiquer clairement ou de trouver du soutien : « Il s’agit généralement de troubles préexistants qui étaient auparavant subcliniques, bien compensés ou reconnus, mais insuffisamment traités. En entrant dans l’univers des médias interactifs, les jeunes ont découvert un espace qui leur procurait un sentiment de réconfort et de maîtrise, et vers lequel ils se sont tournés pour se sentir mieux[10]. » Une utilisation problématique des médias interactifs peut également apparaître en réaction à un traumatisme. Les jeunes peuvent alors utiliser les médias pour se distraire ou s’apaiser, chercher des liens ou de la validation, retrouver un sentiment de contrôle ou un environnement prévisible, ou encore s’exposer de nouveau à du contenu stressant[11]. Ce type d’utilisation est aussi associé aux troubles du sommeil dans les deux sens : il entraîne davantage de perturbations du sommeil, lesquelles favorisent à leur tour une utilisation encore plus problématique[12].Heureusement, certaines données indiquent que l’utilisation problématique des médias interactifs et les troubles semblables sont moins susceptibles de persister que d’autres problèmes de santé mentale. Par exemple, les garçons qui présentent des symptômes de trouble du jeu vidéo sur Internet à l’âge de 10 ans ne sont que légèrement plus susceptibles que la moyenne de présenter encore ces symptômes au milieu ou à la fin de l’adolescence[13]. Des études menées auprès d’adultes ayant un trouble du jeu vidéo ont dégagé six « trajectoires de rétablissement » susceptibles de réduire les symptômes ou leurs conséquences :un changement axiologique, lorsque le jeu occupe une place moins importante dans la vie de la personne;un contrôle social, lorsque les relations avec les amis, la famille ou les employeurs réduisent la fréquence du jeu;une régulation progressive, lorsque la personne parvient graduellement à mieux maîtriser son utilisation;une transformation réflexive, lorsqu’un moment ou un événement précis provoque un changement de comportement;le traitement d’un trouble concomitant, lorsque la prise en charge d’un problème associé favorise le rétablissement;une transformation de l’environnement, lorsque des changements dans les conditions de vie, comme un nouvel emploi ou une nouvelle relation, favorisent le rétablissement.Les mêmes chercheurs ont constaté que « les problèmes liés au jeu étaient en grande partie déclenchés par certaines configurations environnementales : des plateformes de jeu précises, des cultures sociales axées sur la compétition et des facteurs de stress situationnels qui renforçaient les fonctions de régulation émotionnelle ou d’évasion que le jeu leur procurait. Le rétablissement passait donc par une transformation de la relation entre le jeu et la vie en général[14]. »Si vous craignez que votre enfant présente une utilisation problématique des médias interactifs, évitez de le braquer. Comme l’explique le Dr Richard Chung, pédiatre et membre du comité sur l’adolescence de l’Académie américaine de pédiatrie : « Plutôt que de dire : “Tu agis vraiment bizarrement ces derniers temps”, commencez par quelque chose de concret : “J’ai remarqué que tu ne viens presque plus souper avec nous, et que tu ne sembles pas avoir faim non plus à d’autres moments de la journée. Je me demande si quelque chose te tracasse en ce moment, au point de ne plus avoir envie des choses que tu aimes d’habitude, même pas mes fameux biscuits à l’avoine." »[15] [1] Pluhar, E., Kavanaugh, J. R., Levinson, J. A., et Rich, M. (2019). Problematic interactive media use in teens: comorbidities, assessment, and treatment. Psychology Research and Behavior Management, 447-455. [traduction][2] Rich, M. (2022). Identifying & Addressing Problematic Interactive Media Use (PIMU). [traduction][3] Centre de toxicomanie et de santé mentale. (2026). Youth, Smartphones and Social Media Use.[4] Rich, M. (2026, 4 février). Problematic Interactive Media Use (PIMU): The Next Pandemic or the "Next Normal"? [Communication]. Boston Children’s Hospital. Virtuel. [traduction][5] Jin, Y., Adamkovic, M., Martončik, M., et Karhulahti, V. M. (2026). Natural Recovery and Gaming Disorder: A Case Series. [traduction][6] Rich, M. (2024). The Mediatrician’s Guide: A Joyful Approach to Raising Healthy, Smart, Kind Kids in a Screen-Saturated World. Harper Horizon. [traduction][7] Bickham, D. (2026, 4 février). Epidemiology, Risk Factors, and Screening for PIMU. [Communication]. Boston Children’s Hospital. Virtuel.[8] Anderson, I. A., et Wood, W. (2025). Overestimates of social media addiction are common but costly. Scientific Reports, 15(1), 393.[9] Bickham, D. (2026, 4 février). Epidemiology, Risk Factors, and Screening for PIMU. [Communication]. Boston Children’s Hospital. Virtuel.[10] Rich, M. (2026, 4 février). Problematic Interactive Media Use (PIMU): The Next Pandemic or the "Next Normal"? [Communication]. Boston Children’s Hospital. Virtuel.[11] Sinclair-McBride, K. (2026, 4 février). Trauma-informed Approach to Digital Wellness: Hacking Consumerism, Body Image, Substance Use, Hate, Sexuality, & Companion AI. [Communication]. Boston Children’s Hospital. Virtuel.[12] Ren, Z., Lu, H., Ma, X., Min, G., Liu, L., Wu, L., ... et Yu, K. (2026). Longitudinal association between problematic social media use and sleep problems among adolescents: A random intercept cross-lagged panel model and sex differences. Journal of Youth and Adolescence, 55(1), 119-134.[13] Wichstrøm, L., Hygen, B. W., Kuss, D. J., Stavropoulos, V., Skalická, V., Rodríguez-Cano, R., ... et Steinsbekk, S. (2026). Structure and stability of internet gaming disorder from childhood to late adolescence: A 5-wave birth cohort study. Addiction, 121(2), 413-422.[14] Jin, Y., Adamkovic, M., Martončik, M., et Karhulahti, V. M. (2026). Natural Recovery and Gaming Disorder: A Case Series. [traduction][15] Chung, R. (2025). Teen Mental Health: How to Know When Your Child Needs Help. HealthyChildren.org. https://www.healthychildren.org/English/ages-stages/teen/Pages/Mental-Health-and-Teens-Watch-for-Danger-Signs.aspx [traduction]

  • Learning with AI

    Apprendre avec l’IA Plan de leçon Categories Intelligence artificielle Julia Tue 18/08/2026 - 13:16 Années scolaires : de la 4e à la 6eannéeAu sujet de l’auteur : Matthew Johnson, Directeur de l’éducation, HabiloMédiasDurée : de 2 h à 2 h 20Cette leçon fait partie de Utiliser, comprendre et mobiliser : Un cadre de littératie média numérique pour les écoles canadiennes.AperçuDans cette leçon, les élèves de la 4e à la 6e année explorent les capacités et les limites de l’intelligence artificielle. Ils apprennent à vérifier les réponses produites par l’IA à l’aide de moteurs de recherche et de sources fiables, tout en collaborant à la création d’un modèle qui explique le fonctionnement réel des outils d’IA. Ils évaluent les enjeux éthiques liés à différentes utilisations de l’IA et établissent un ensemble de règles pour l’utiliser de manière responsable dans le cadre de leurs apprentissages. Enfin, les élèves conçoivent une représentation visuelle de la « boucle d’apprentissage » illustrant les rôles distincts des humains et de l’IA, afin de renforcer l’idée selon laquelle l’élève doit rester « aux commandes » de la machine.Résultats d’apprentissageConnaissances essentielles : les élèves apprendront…Lire les médias : les composantes précises d'un système d'IA, y compris les éléments (l'ordinateur, la requête, la réponse), les personnes (l'utilisateur, les développeurs et les experts qui ont fourni les données d'entraînement) et les interactions entre elles.Trouver et vérifier : les outils d'IA peuvent générer de l'information convaincante, mais fausse; les affirmations de l'IA doivent être vérifiées à partir de sources externes fiables.Éthique et empathie : la différence entre les utilisations éthiques et non éthiques de l'IA en contexte scolaire, par exemple la distinction entre utiliser l'IA pour obtenir une rétroaction sur la clarté d'un texte et demander à l'IA de rédiger un devoir à leur place.Créer et remixer : les meilleures pratiques pour utiliser l'IA comme outil d'apprentissage.Concepts clés et grandes idées : les élèves comprendront que…Les médias sont des constructions : l'IA est une machine, pas un « cerveau »; elle choisit des réponses en s'appuyant sur une quantité massive de données fournies par des humains plutôt que de « penser » au sens humain du terme. Les médias ont des implications sociales et politiques : l'utilisation de l'IA a des conséquences réelles sur leur propre apprentissage et ils doivent s'assurer qu'elle est utilisée de façon sécuritaire et efficace. Les expériences avec les médias numériques sont façonnées par les outils que nous utilisons : la façon dont nous utilisons les outils d'IA est influencée par leur conception, mais nous pouvons choisir de les utiliser d'une manière que nous contrôlons.Exercices d’évaluation : les élèves seront capables de…Utiliser : vérifier des affirmations générées par l'IA à l'aide de moteurs de recherche et de la stratégie de « lecture d'accompagnement »; utiliser l'IA efficacement comme partenaire d'apprentissage pour tester leur compréhension d'un concept ou d'un processus. Comprendre : créer un modèle du fonctionnement de l'IA et de la façon de l'utiliser de manière éthique et efficace. Mobiliser : débattre de l'éthique de différentes utilisations de l'IA et élaborer des règles pour guider leurs futures interactions avec les outils d'IA.Résultats formulés pour les élèves :Nous apprendrons comment fonctionne l’IA et comment bien l’utiliser comme partenaire d’apprentissage.Nous réfléchirons aux bonnes et aux mauvaises façons d'utiliser l'IA, ainsi qu'aux bons et aux mauvais moments pour le faire. Nous utiliserons l’IA pour nous aider à comprendre certaines notions et pour montrer ce que nous avons appris sur son fonctionnement.Vous pouvez imprimer l’activité et les documents d’accompagnement réunis dans un fichier PDF. Fichier PDF Document Apprendre avec l’IA